Les comparateurs d’assurances: le business de la charité!

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Entre le soutien des personnes handicapées, le financement et la promotion de la recherche scientifique et médicale, la scolarisation des enfants démunis d’Afrique ou d’Asie , les motifs ne manquent pas. Les entreprises et notamment les comparateurs d’assurances montrent leur implication croissante,  se déclarent de plus en plus volontaires  à œuvrer pour des causes sociales et humanitaires, et soulignent  fortement leur engagement jusqu’à  revêtir la toque de bénévoles chevaleresques à grande échelle.

Est ce de la philanthropie démesurée? Est ce une tentative pour réduire le budget consacré à la publicité via les canaux classiques devenus plus onéreux que discriminatoires ? Est ce la petite défiscalisation relative aux investissements dans le mécénat qui exerce cet attrait sur les assureurs? ou bien  est-ce une projection, extrapolation de la stratégie de communication des entreprises ? une extension  à long terme?

Le mécénat est  certes une pratique de communication institutionnelle qui est à l’entreprise ce que le bénévolat est à l’individu, l’anonymat en moins. (Lamizet et Silem, 1997 :360) ,

De ce fait aucune contrepartie directe n’est attendue , mais plutôt une tendance vers la  sublimation de la vocation de l’entreprise virant à l’excès identitaire.

L’orientation  de tout comparateur mutuelle vers un mécénat  voulu de marketing (hypermarketisé ) n’est pas récente , puisque leurs donneurs d’ordre : mutuelles et assurances sont connus pour être les dinosaures du mécénat. Elle s’est en revanche beaucoup accrue au fil de ces trois dernières années sur des thématiques de crise économique.

Comme pour pallier à l’insuffisance de diffusion de l’information et renforcer la position de tel ou tel groupe, en somme marquer son territoire dans un  environnement hostile, et fortement concurrentiel.

Certaines se sont vouées à la culture , d’autres à l’éducation , et la grande majorité a nettement indiqué son domaine de prédilection : la solidarité d’abord nationale (…), puis internationale à grande envergure sollicitant les services “d’organismes “spécialisés dans le mécénat, des fondations, des ONG, ciblant des souches plus démunies les unes que les autres, territorialement éloignées, et socialement défavorisées, pour essayer de dorer leur image du comparateur élégant , déguisé en bon samaritain , excellant dans leur show philanthropique et se servant sans vergogne du modèle très contesté  de charity-business. Le retour d’image en boomerang assuré.

Quelles sont les limites tangibles de cette hypocrisie  exacerbée par la crise et s’inscrivant  dès lors dans les stratégies de communication des comparateurs? Le maintien et le développement du mécénat est il en péril? maintenant que l’avantage fiscal lié aux dons a  été réduit de moitié !

Les comparateurs devront-ils  explorer de nouvelles pistes pour essayer de garder un semblant de cohérence identitaire et rester crédibles vis à vis d’un large public?ou allons -nous assister à un désengagement partiel des entreprises mécènes qui opteront à coup sûr pour le sponsoring plus rentable et plus équilibré ?

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